mercredi 28 février 2018

Exposition Ye Xin / Segalen à Nantes


Dans le cadre du festival Reflets du cinéma chinois, qui se tient à Nantes du 21 au 26 mars 2018, une exposition est proposée à la galerie Véronèse de Nantes, présentant 
20 tableaux du peintre calligraphe Ye Xin, inspirés du poème "Tombeau de T's'in" de Peintures. 
La durée de l'exposition est seulement de quelques jours : du 21 au 25 mars. 
Le vernissage a lieu le jeudi 22 mars à la galerie à 19 h.
Un entretien avec Ye Xin aura lieu à la FNAC le jeudi 22 mars à 17 h 30.
Pour toute information, vous pouvez contacter Philippe Postel (06.22.16.28.05).

Galerie Véronèse
4, place Ladmirault
44000 Nantes.

lundi 3 juillet 2017

Ventes Segalen

Monsieur Gilbert Voisin nous a aimablement transmis certaines des dernières ventes concernant les œuvres de Victor Segalen. Nous lui adressons nos remerciements et reproduisons les extraits des catalogues de vente).

1. Ouvrages vendus
  • PIERRE BERGE & associés - En association avec SOTHEBY'S. BIBLIOTHÈQUE JEAN A. BONNA. Livres & manuscrits choisis du XVe au XXe siècle. MERCREDI 26 AVRIL 2017 à 14h00 Drouot.

Détails du lot n°279.
Estimation : 6 000 - 8 000 €. Résultat : 7 519 €.
SEGALEN (Victor). Stèles. Pei-King, Des presses du Pei-T’ang, 1912. In-4 étroit [288 x 142 mm] imprimé d’un seul côté sur une feuille pliée formant 102 pages ; couvertures de papier beige avec étiquette de titre imprimée et collée sur le plat supérieur, boîte moderne. Édition originale. Tirage limité à 281 exemplaires : 81 numérotés sur papier impérial de Corée – les 21 premiers sur un papier plus épais – et 200 sur papier vélin parcheminé. En outre, il a été tiré cinq exemplaires non numérotés : 2 Chine, 2 Japon et 1 exemplaire de passe.
UN DES 81 EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS SUR PAPIER IMPÉRIAL DE CORÉE, « NON COMMIS À LA VENTE » (Nº 37).
Beau livre, d’une mise en page non seulement subtile mais d’une incomparable autorité : une des œuvres phares de la poésie du XXe siècle, « un genre littéraire nouveau » selon les vœux de l’auteur. Fruit du choc éprouvé par Segalen lors de sa première expédition en Chine en compagnie d’Auguste Gilbert de Voisins (1909-1912), l’édition de Stèles fut conçue et financée par son auteur. L’impression eut lieu à Pékin, sur les presses de la mission lazariste. Elle renferme près de 150 poèmes en prose, avec des épigraphes en calligraphie classique.
L’ouvrage est orné de deux sceaux "apposés à la main et faits de cinabre impérial ». Le troisième sceau figurant habituellement en fin d’ouvrage ne se trouve pas ici, mais un sceau supplémentaire figure en tête de volume.
Il existe deux sortes de couvrure pour Stèles, l’une constituée de deux plaques en bois, l’autre faite de deux cartons recouverts d’une soie chinoise : le présent exemplaire ne possède ni l’une, ni l’autre. Cela s’explique sans doute par la date de l’envoi – août 1912 – c’est-à-dire précisément quand l’ouvrage commença à sortir des presses ; les reliures n’étaient peut-être pas encore confectionnées. De même, on peut supposer que l’absence du sceau final et la présence d’un sceau supplémentaire au début relève d’erreurs de fabrication au début.
PRÉCIEUX ENVOI AUTOGRAPHE SIGNÉ :

A Jean Chabaneix
en parfaite sympa-
thie littéraire & a-
mitié – A Madame
J. Chabaneix, en
respectueux hommage
Victor Segalen
Tientsin. Août 1912

Sous l’envoi, Segalen a tracé neuf idéogrammes chinois : cette citation de Zeng Zi, disciple de Confucius, peut être traduite par : « Un vrai gentilhomme, un homme sage trouve ses amis grâce à ses écrits. »
Superbe provenance que celle du docteur Chabaneix (1870-1913) que fréquenta Segalen en Chine. L’écrivain fut nommé à Shan-hauguan en janvier 1911 afin de diriger le service de quarantaine, à la place de Chabaneix rappelé à T’ien-Tsin. Deux mois plus tard, les deux médecins se retrouvent à T’ien-Tsin : moins d’un an plus tard, Chabaneix devait mourir du typhus. Segalen, qui l’a assisté dans son agonie, a rapporté les événements dans une lettre bouleversante.
Les liens entre les deux hommes remontaient avant leur rencontre en Chine : dans sa thèse soutenue en 1902 – Les Cliniciens ès Lettres – Victor Segalen citait l’ouvrage du frère de son confrère, Paul Chabaneix, intitulé : Influence du subconscient dans les œuvres de l’esprit. Paul Chabaneix et sa femme publièrent également des poèmes sous les pseudonymes de Marie et Jacques Nervat.
PRÉCIEUX VOLUME, L’UN DES TOUT PREMIERS EXEMPLAIRES DE STÈLES OFFERTS PAR SEGALEN.
(Bibliothèque nationale, En français dans le texte, Paris, 1990, nº 340 : « En même temps qu’il écrit sa première stèle, le 24 septembre 1910, Segalen commence à rédiger l’admirable texte préliminaire en s’arrangeant "pour que tout mot soit double et retentisse profondément". Il compose ainsi un très lucide art poétique et, par la formule jour de connaissance au fond de soi, se rattache à la famille des poètes pour qui la poésie est un moyen de connaissance et tentative pour forcer les portes du monde. »)
Couverture défraîchie. Traces de colle au niveau des raccords de papier. Pâles piqûres éparses.
  • ALDE. Maison de ventes spècialisée. Éditions originales des XIXe et XXe siècle. Livres, Photographies, Autographes, Édition originale. Envois autographes. MERCREDI 29 JUIN 2016 à 14h00 salle Rossini

Détails du lot n°292.
Estimation : 800 - 1000 €. Résultat : 1000 €.
SEGALEN (Victor). Odes. Paris, Les Arts et le Livre, 1926. In-4 étroit plié à la chinoise, couverture de papier brun avec pièce de titre imprimée, étui d’éditeur composé de deux ais de bois réunis par deux rubans de soie orangée, titre gravé en vert à la verticale sur le premier plat. Édition originale, posthume, tirée à 350 exemplaires. Un des 30 exemplaires de tête sur papier coréen. # Couverture inégalement brunie, rousseurs éparses.

2. Ouvrages en vente

  • Stèles

1 volume. Grand in-8 étroit plié à la chinoise. Feuilles de différentes tailles imprimées sur une seule face, jointes et pliées en portefeuille régulier formant 106 pp. (soit 4 de couverture et 102 intérieures), pièce de titre imprimée collée sur le premier volet. Papier coréen extrêmement robuste unissant les qualités du Japon au Chine traditionnels. Le format est un modèle réduit exactement proportionné de la fameuse stèle nestorienne de Si-ngan- fou (format rectangulaire et élevé). Le texte de chaque stèle est encadré par un filet noir, et une épigraphe en caractères chinois accompagne à droite le titre français. Manquent les deux ais de camphrier retenues par deux lacets de soie. Très bel état. VÉRITABLE ÉDITION ORIGINALE hors commerce tirée à 81 exemplaires numérotés sur papier Impérial de Corée (n° 26). E.A.S. de Victor Ségalen à Pierre Bons d’Anty « pour son amitié que l’on irait volontiers chercher jusqu’à Lhassa » (novembre 1912). Exemplaire portant les 3 sceaux rouges habituels de l’édition original de 1912. L’originalité de Segalen s’affirme déjà dans la présentation du volume. Libre de donner à son livre l’aspect qu’il désirait, puisqu’il prenait en- tièrement à sa charge les frais de cette première édition hors commerce, Segalen eut l’idée de s’inspirer de la bibliophilie chinoise pour mieux insister sur la couleur qu’il entendait donner à son œuvre. Ce n’était pas là simple préoccupation d’exotisme facile mais le signe d’une recherche apparentée à des recherches mallarméennes. La première édition de Stèles fut tirée à quatre-vingt un exemplaires, nombre soigneusement prémédité puisqu’il correspond au nombre sacré (9 x 9) des dalles de la troisième terrasse au Temple du Ciel à Pékin. Victor Segalen, breton, médecin de marine, poète et archéologue ayant parcouru le nord de la Chine pendant plusieurs années vers 1904. Il mourut jeune accidentellement. Provenance : Exemplaire du Docteur Poupelain, celui-ci lui ayant été offert par Pierre Rémy Bons d’Anty, ancien consul général au Chongqing (qui l’accompagna au Thibet) en souvenir de leurs mois d’épreuves vécus à 4 et 5000 mètres d’altitude pendant plusieurs mois.
Librairie Koegui, Bayonne : 16000 €.
  • Stèles

Collection coréenne composée sous la direction de Victor Segalen à Péking pour Georges Crès. Des presses du Pei-T’ang, 1914. Imprimé d’un seul côté sur une feuille pliée en acordéon formant 127 pages (14 x 29 cm), contenu entre deux plaquettes de merisier retenues par deux cordons et une demi-feuille de papier pelure. Seconde édition en grande partie originale. Un des 35 exemplaires numérotés sur vergé nacré du tirage de tête. Envoi a. s. : à Jean Fernet « sans marque » de temps, - mais de l’heure où notre amitié s’est trouvée : Victor Segalen. Sur cet exemplaire et son dédicataire voyez notre catalogue Segalen, n° 95.
Librairie Pierre Saunier [France] : 6500 €.
  • Les Cliniciens ès-lettres

Imprimerie Y. Cadoret. Demi-chagrin noir, dos à nerfs orné, fleurons et filets à froid, couverture. Édition originale de la thèse de doctorat en médecine de Victor Segalen. Envoi a. s. : à mon camarade le docteur Trautmann, en toute cordialité. Victor Segalen. Bordeaux le 29 janvier 1902. Voyez le n° 5 de notre catalogue Segalen.
Librairie Pierre Saunier [France] : 3500 €.
  • Odes

Paris, Les Arts et le Livre, 1926. Un volume édité « à la chinoise », soit 12 feuilles pliées en accordéon, imprimée d’un seul coté, formant 41 pages, couvertures de papier brun, étiquette de titre, étui formé de deux ais de bois, sur le premier, le titre est gravé et peint en vert. Deux cordons de soie ferment l’ensemble (cordons neufs). Tiré à 350 exemplaires, un des 30 imprimés sur papier coréen (n° 27), seul tirage de tête, celui-ci hors commerce. Ces 30 exemplaires sont légèrement plus grands que les 320 sur Montval du tirage ordinaire. Première édition (posthume) de ce recueil qui ferme l’œuvre entreprise avec Stèles paru en 1912 ou Segalen annonçait au faux titre : « Il sera donné : Stèles, Peintures Odes ». Édition originale.
Librairie : Illibrairie, Alexandre Illi, Bombadil SA [Switzerland] : 2950 €.
  • Orphée-Roi

Édition décorée de compositions originales gravées sur bois par G.-D. de Monfreid, avec un frontispice d’après Gustave Moreau. Georges Crès et Cie, 1921. Broché Édition originale. Un des 30 exemplaires nuérotés sur Grand papier de Tribut, seul tirage de tête. Celui-ci, un des 15 h.-c. est signé et daté par Yvonne Segalen. Voyez le n° 63 de notre catalogue Segalen.
Librairie Pierre Saunier [France : 1700 €.
  • Odes

Les Arts et Le Livre, Paris, 1926 First Edition. Tall 8vo, 11.5 x 5.75 inches, 41 pp (unpaginated and all folded together accordion style). Red vignette on title page and b/w illus on verso. Gently bevelled camphorwood boards joined with original yellow silk ties. Incised vertical title to upper board with lettering in pale green. 1.5 inch almost closed crack to top of upper board (not objectionable). Brown covers evenly browned as is title label, probable inevitable through contact with camphor boards. Overall Very Good or better. Bon état. No. 3 of only 30 copies on Papier Coréen (Nos. 31-350 were on grand papier de montval). ("Imprimerie Berger-Levrault, Nancy-Paris-Stasbourg —1926" on final page) [Attributes: First Edition; Hard Cover].
Librairie : Any Amount of Books ABA [United Kingdom] : 1250 €.
  • Peintures

Cinq poèmes inédits (écartés de l’édition de 1916). Exemplaire de tête sur grand papier du Japon Kozo Kyokushu. Losne, Thierry Bouchard, 18 novembre 1981. 19 x 12,5 cm, 28 p., 1 pl. hors-texte. En ff., à toutes marges, couv. imprimée à rabats. Étui-boîte par Isabelle Lacheré. Bouchard, n° 71. Édition originale, tirage limité à 444 exemplaires, un des 33 exemplaires de tête sur grand papier du Japon Kozo Kyokushu (avant 411 sur vergé ivoire). Fac-simile de l’édition complète de Peintures, Georges Crès, 1916. Postface d’Annie Joly-Segalen. Notes et variantes établies par Patrice Michèle Béghain et Thierry Bouchard. Une photographie en frontispice prise par Victor Segalen, tirée par Claudine Bouretz. Bouchard, n° 71.
Librairie : Solstices Rare Books Librairie [France] : 700 €.






mercredi 25 janvier 2017

Soutenance de thèse le vendredi 3 février 2017

Stèle de Segalen dans la forêt du Huelgoat

M. Shao Nan soutient une thèse de littérature française consacrée à :

« Victor Segalen et la culture chinoise : une conception de la vie et de la mort ».

La soutenance est publique et aura lieu le :

​vendredi 3 février 2017 à 9 h 30 


dans la salle des thèse Espace Deleuze de l'Université de Paris 8-Saint-Denis.

La thèse a été dirigée par le Professeur Christian Doumet.
Les membres du jury sont : Benoît Conort, Gérard Dessons, Christian Doumet, Bei Huang et Philippe Postel.

vendredi 2 septembre 2016

Segalen aux Marquises, par Michel Onfray





Le philosophe Michel Onfray a donné une conférence dont le thème est "Vie et mort des Marquises". Elle a été publiée dans Le Point, et est également accessible sur le site du magazine. L'oeuvre polynésienne et la pensée de Segalen font l'objet d'une analyse. 
Voici le texte d'introduction : 

Victor Segalen, Paul Gauguin, Nietzsche, Jacques Brel... Ils ont tous croisé un jour la route ou le souvenir des îles Marquises. Ces cinq archipels de la Polynésie française furent découverts à la fin du XVIe siècle, mais ils sont habités depuis 150 avant Jésus-Christ. Leur apogée puis leur décadence, les cultes dédiés à des dieux païens, leur civilisation ont interrogé Michel Onfray. Le philosophe s'est rendu sur son confetti de France de 997 km2 perdu en plein Pacifique. Il en est revenu avec six épisodes passionnants d'une série dans laquelle il sera autant question de religion que d'athéisme, de paganisme que de philosophie, de grands explorateurs que de civilisations disparues, de populations autochtones que d'artistes immortels, de nature luxuriante que de modernes projets.
Onfray réfléchit sur la question de la décadence. Comment naît, vit puis meurt une civilisation ? Peut-on restaurer une civilisation qui s'effondre ? Peut-on préserver sa mémoire ? De ses leçons du passé, l'auteur du Traité d'athéologie tente d'esquisser des solutions qui puissent s'appliquer aujourd'hui et demain à la France et à l'Europe.

Voici les liens vers les épisodes : 
Bonne écoute !

lundi 4 juillet 2016

Stèles et bientôt Peintures traduits en croate

Traduction en croate de Stèles, aux éditions , avec une calligraphie de Iva Valentić et Ming Sheng-pi
M. Stéphane Michel a traduit Stèles et Peintures en croate, en collaboration avec Senka Sedmak et Sanja Lovrenčić, recueils publiés aux éditions Mala Zvona. Voici les quelques mots qu'il nous a transmis pour expliquer ce travail : 

J'ai découvert Victor Segalen lors de mes études aux Langues Orientales en chinois et croate, il y a de cela huit ans. Au cours de mes études, je me suis orienté vers la didactique du français langue étrangère et ai soutenu mon mémoire de master II sur la didactique de la poésie, avec comme directeur de mémoire Joël Bellassen (ancien inspecteur général de chinois et auteur de nombreux manuels de langue chinoise).

Le fait d'avoir été confronté à deux langues aussi différentes que sont le croate et le chinois m'a amené à réfléchir sur la distance et l'imaginaire qui les séparent. De plus, dans un contexte où la globalisation d'aujourd'hui détruit peu à peu la beauté du Divers si cher à notre poète, il m'a semblé important de faire partager la prose absolument splendide de Segalen aux lecteurs croates, et de les inviter à réfléchir sur la manière de découvrir l'autre.

Personnellement, j'ai eu la chance d'étudier en Chine au tout début des années 2000 et de beaucoup voyager dans la Chine intérieure, notamment dans la province du Sichuan, ce qui m'a permis de "marcher sur les pas" de Segalen sans le savoir (à l'époque je ne le connaissais pas encore). Enfin, l'élément qui me touche particulièrement chez ce grand poète voyageur est cette poésie du refuge dans l'imaginaire, dans un contexte où la Chine impériale fut anéantie par les bouleversements de l'époque. Malheureusement il en va de même aujourd'hui avec une Chine qui ressemble de moins en moins à la Chine... (Et dans une moindre échelle, avec une Croatie qui ressemble de moins en moins à la Croatie). La poésie de Segalen est donc pour moi un moyen de renouer avec un monde qui avait encore une âme, un sens, un nom caché...

La publication de Peintures, quant à elle, est prévue pour 2017.

dimanche 3 juillet 2016

Les Treize Dimanches au Huelgoat, où il est question de Segalen



Parmi les treize rendez-vous proposés par Françoise Livinec à l'Ecole des filles au Huelgoat (les "Treize Dimanches"), deux, au moins, vont concerner Segalen : 
  • un rendez-vous avec Edwy Plénel, "Frères Volcans", le 7 août à 15 h : 
D'étonnements en découvertes, entre Bretagne et Caraïbes, Victor Segalen et Edouard Glissant, poétique et politique, une promenade volcanique sur les traces de l'inattendu du monde et de l'imprévisible de l'événement. Où l'on rencontrera en chemin une réflexion sur le journalisme et la démocratie.
  • un rendez-vous avec Michel Onfray, « Le Païen, le Divers et L'Exote. Segalen en Polynésie », le 3 septembre 
Les hasards de l'affectation militaire conduisent Victor Segalen en Polynésie. 
Segalen découvre là-bas un remède à sa mélancolie et quelques concepts : le Païen, le Divers et l'Exote. Ces trois concepts sont d'une étonnante actualité.

25, rue du Pouly
29690 Huelgoat
+33 (0)2 98 99 75 41

mardi 21 juin 2016

Colloque Langarts "Penser l'art du geste en résonance avec l'art et les cultures"

ZHOU Bingyang, Le souffle, 2015, 100 x 50 cm
L'équipe interuniversitaire Langarts (langages artistiques), dirigée par Véronique Alexandre-Journeau, organise un colloque : "Penser l'art du geste en résonance avec l'art et les cultures" les mercredi 29, jeudi 30 juin et vendredi 1er  juillet 2016 au Bâtiment Le France (salles 638-640), 190 av. de France, Paris 13 (métro Chevaleret, Bus 89).
Le programme est sur le site de Langarts. L'entrée est libre mais pour une meilleure logistique et un accès prioritaire, il serait mieux de nous prévenir de votre venue : langarts@orange.fr.

Voici le texte introductif : 
La conception holistique et le rôle essentiel du geste artistique en Asie les unifient dans une pensée globale de l’art : « l’approche par la façon dont le souffle et l’intuition font l’au-delà de la technique est de même nature pour la calligraphie, la peinture et la musique ».
En Occident, le geste est souvent abordé soit globalement pour ce qu’il révèle de la pensée qui le guide, soit en mettant l’accent sur les acquis théoriques et de maîtrise technique dans chaque art. Pour ce colloque, nous nous intéressons dans l’art du geste à ce qui guide le déclenchement du mouvement, à la façon dont il atteint son expression la plus parfaite et à sa créativité, au sens qu’on lui donne.
L’objectif  est  de  rendre  compte  du  geste  dans  sa  dualité  d’une  impulsion  portée  par  l’« imagination  motrice »  &  d’une  intention portant l’intériorité de l’artiste, cette dernière pouvant être empreinte de traditions mystiques (comme en Inde) ou d’hybridité (comme en art contemporain) ; sans oublier le rôle de l’intuition du geste, vécue tout autant qu’observée. Pour saisir cela, nous nous appuierons sur les interactions entre les arts et les cultures, les moments où l’un(e) s’exprime dans, à partir, à propos, d’un(e) autre et ce qui en est ainsi révélé. Nous combinerons l’approche directe, par la sensation corporelle de l’artiste et son ressenti d’un art/d’une culture à l’autre dans les pratiques performatives ‒ voire de ce que peuvent en dire les neurosciences ‒ avec les approches indirectes, par l’histoire de l’art et la littérature (notamment avec les écrits d’artistes ou de critiques d’art).

Voici le programme : 

Mercredi 29 juin

13h30 : Accueil
14h00-16h45 : SESSION I – LE GESTE INTERSUBJECTIF : OUVERTURE PAR KEY-NOTE SPEAKERS
  • « La fonction du geste dans l’expérience artistique partagée : l’intersubjectivité comme intercorporéité » par Christian HAUER (Université de Lille et CEAC) 
  • « Musical Gestures and Virtual Agency » par Robert HATTEN (Université du Texas à Austin, États-Unis)) 
  • COMMUNICATION PERFORMANCE : « Le geste par cœur, de l’écriture à la peinture » par YE Xin (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) 
17h15-18h45 : SESSION II – LE GESTE TRACÉ
  • « Les danseuses de Ye Qianyu, peintre chinois du vingtième siècle » par Marie LAUREILLARD (Université Lumière-Lyon 2, IAO/Lyon2, ENS et CNRS) 
  • « Gestualité dans les œuvres de Dansaekhwa, peinture monochrome coréenne » par Okyang CHAE DUPORGE (Université de La Rochelle et Inalco) 
  • « Jackson Pollock’s Arabesque » par Lisa Frye ASHE (Université Wake Forest, États-Unis) 
18h45 : Interlude – GESTE & SOUFFLE I avec des œuvres exposées et une performance de ZHOU Bingyang (Université Paris Ouest et artiste peintre)

Jeudi 30 juin

9h30-11h00 SESSION III – LE GESTE EN SCÈNE : FRANCE, JAPON, CHINE
  • « Quand le geste dansé aide à l’interprétation du geste musical et littéraire, les danses chantées dans la Médée de Marc Antoine Charpentier » par Annick FIASCHI DUBOIS (Université de Nice Sophia Antipolis) 
  • « Les gestes du bunraku ou dépassement de la vision barthésienne » par Lise GUIOT (Université Paul Valéry-Montpellier III) 
  • « Le nom du geste dans le Jingju : entre technicité et fonction métaphorique » par Éléonore MARTIN (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) 
11h30-13h00 SESSION IV – LE GESTE EN SCÈNE : INDE – COMMUNICATIONS PERFORMANCE
  • « L’expérience transculturelle d’un varnam : de l’apprentissage à la présentation » par Julie BEAULIEU (CERIAS, Montréal, Canada) 
  • « Étude de la mise en scène d’un Tandava dans le style Bharata Nāṭyam » par Géraldine Nalini MARGNAC (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) 
14h00-15h30 SESSION V – LE GESTE FILMÉ
  • « Gestes artistiques et « art de la modulation » dans le cinéma japonais des années 50 » par Joanna RAJKUMAR (CPGE) 
  • « Visisensibilité du geste artistique dans quelques films de Teshigahara » par Jacline MORICEAU (Comité de pilotage de Langarts) 
  • « Le cycle interprétation – geste – interprétation » par Patrick OTTO (Université Rennes 2) 
16h00-17h30 SESSION VI – LE GESTE DISTANCIÉ
  • « Deux gestes, une interprétation » par Zélia CHUEKE (Université UFPR du Brésil et Paris-Sorbonne IReMus/ GRMB ; copilote Langarts) et Isaac CHUEKE (Université Embap/Unespar du Brésil) 
  • « Étendre la conscience du geste. Pour une analyse des feedback multimodaux dans la pédagogie de la danse » par Andrea GIOMI (Université de Nice Sophia Antipolis) 
  • « Le rāga du concept à l’expérience » par Jonathan VOYER (Université du Québec à Montréal, Canada) 
18h00-19h00 INTERLUDE – GESTE & SOUFFLE II avec YOU Liyu (Université Paris-Sorbonne, cithariste concertiste) puis Véronique ALEXANDRE JOURNEAU (Université Paris-Sorbonne, Creops ; pilote Langarts) ; poèmes lus en chinois par WU Shijueshan et WANG Jing
19H00 : POT CONVIVIAL - Improvisations libres (artistiques et culinaires)

Vendredi 1er juillet

9h30-11h00 SESSION VII – LE GESTE TRANSCULTUREL
  • « Auguste Rodin’s Text “La Danse de Çiva” (1913/1921): Gesture(s) in a Transcultural Context » par Isabel SELIGER (Independent scholar and visual artist living in Berlin, Allemagne, Berlin, Allemagne) 
  • « Esthétiques et enjeux du geste aux performances : Nyotaku de Shozo Shimamoto et Anthropométries d’Yves Klein » par Miki OKUBO (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) 
  • « "Suis grotesque, trop de gestes" : la nostalgie du geste pur chez le mime Farina » par Laurette BURGHOLZER (Université de Vienne, Autriche) 
11h30-13h00 SESSION VIII – LE GESTE INFIME – COMMUNICATIONS PERFORMANCE
  • « Gestes infimes et regards dans la pratique du mime corporel » par Véronique MUSCIANISI (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) 
  • « L’art du geste dans la pensée zen » par KIM Hyeon-Suk (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) 
14h00-15h45 SESSION IX – LE GESTE DYNAMIQUE
  • « Antonin Artaud : pour une dynamique du geste au théâtre » par Laurent MATTIUSSI (Université Jean Moulin-Lyon 3) 
  • « Segalen : du geste du marinier à ceux du sculpteur et du dessinateur » par Colette CAMELIN (Université de Poitiers) 
  • COMMUNICATION PERFORMANCE  : « Le geste juste en aïkido : une approche interculturelle (France-Japon) et comparatiste » par Yen-Mai TRAN-GERVAT (Université de la Sorbonne nouvelle-Paris 3, CERC) et Josette NICKELS-GROLIER (GAMA) 
16h15-18h15 SESSION X – LE GESTE PERFORMATIF
  • « Le geste de la marche est au coeur de l’écriture chorégraphique : l’exemple du travail de la chorégraphe taiwanaise Lin Leechen 林麗珍, inspiré de la culture chinoise » par LIU Chan-Yueh (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) 
  • « Le geste flamenco d'Andrés Marín : un geste "ouvert" ? » par Anne-Sophie RIEGLER (ENS Ulm et Université Stendhal-Grenoble 3) 
  • COMMUNICATION PERFORMANCE : « Le vacillement moléculaire comme geste en partage entre danse et musique » par Biliana VASSILEVA (Université de Lille et CEAC ; copilote de Langarts), Guillaume TIGER (Cnam) et Laura Potrovic (Université de la Sorbonne nouvelle) 
18h15-19h00 DÉBÂT DE CLÔTURE – L’ART DU GESTE – KEY-NOTE COMMENTATOR
« Synthèse sur le vif du colloque » par Danièle PISTONE (Université Paris-Sorbonne)

La Petite Plage de Marie-Hélène Pouteau



Originaire de Brest, Marie-Hélène Prouteau vit dans la campagne nantaise. Elle écrit des romans (trois sont publiés) et de la prose poétique. Elle est aussi l’auteur d’études littéraires et philosophiques et de chroniques dans diverses revues de poésie.
La petite plage est pour Marie-Hélène Prouteau un point d’ancrage essentiel, réel et revisité en imagination par celle qui n’y réside plus. Elle arpente dans ce livre ce territoire premier face à la mer, lieu de tous les enchantements dans les rochers et les vagues de grand vent. 
Au fil du temps et de ses retours en ce lieu se sont tissés des liens étroits entre ce « finistère portatif », les émotions qu’il suscite et la découverte de sensibilités d’artistes divers qui ont marqué l’auteure. Musiciens comme Yann Tiersen qui compose non loin de là, à Ouessant, inspiré par le fracas des vagues ; peintres comme Gauguin et He Yifu venu de Chine et poètes comme Victor Segalen ou François Cheng. 
Chacun, à leur façon, féconde un regard neuf sur la petite plage. A travers les yeux du peintre chinois, c’est une autre petite plage qui apparaît, toute en brumes et pastels ; à travers ceux de Gauguin, le travail des goémoniers d’hier fait surgir la grande vague du japonais Hokusai. Passer devant un mégalithe est l’occasion d’imaginer Segalen arrivant de Brest où il soigne les blessés de 1918 et de se remémorer ses poèmes de Chine, « Stèles du chemin de l’âme ». 
D’autres visiteurs surgissent : Michèle Morgan en 1939 tourne Remorques sur une musique de Roland-Manuel. Roland Doré, le maître-sculpteur landernéen du 17è connu pour ses calvaires arrive à cheval. C’est la belle histoire des champs de lin bleus qui resurgit. Nous remontons encore le temps avec ces moines du prieuré médiéval qui pratiquaient le devoir d’hospitalité pour les démunis, occasion d’avoir une pensée pour le drame de Lampedusa. La grand-mère y fait retour sur un moment où, avec la mort du fils en 1944, l’histoire familiale et la grande Histoire se rejoignent dans la douleur. 
Des rencontres sur la plage, une artiste de Land art, un trader qui a trouvé en ce lieu son Compostelle loin des écrans boursiers font ressortir la richesse du ressourcement qui s’opère pour l’auteure dans ce face à face sensuel avec les éléments. 
Ce livre est un cheminement entre le proche et l’ailleurs, entre le passé et le présent, entre la nature et l’éveil par l’art. L’ouverture d’un bout de ciel pointe en ces pages, à l’image de ces femmes afghanes qui écrivent de minuscules poèmes de résistance, les « landai ». 
Avec Erri de Luca en exergue («l’autobiographie du lieu »), la tonalité est donnée. 

Extrait : 

Stèle du chemin de l’âme

Sentier en bord de mer. Je rencontre un groupe de marcheurs. Ils se déplacent en bandes comme les oiseaux migrateurs. Visages couleur de terre cuite, irradiés par la lumière qui monte de la mer, comme une grâce. 
C’est une steppe. Le sable et les oyats échangent leurs frissons. Sur la plage, au loin, les croupes des rochers polies par les vents offrent leur patine mystérieuse. 
J’ai quitté les dunes littorales. Chemin de randonnée. Loin des bruits du monde, c’est un de ces lieux où l’on invente d’autres rites, nos bâtons se disent bonjour, on se salue, on s’aère le cœur.
Je longe un petit champ. Au milieu des artichauts, le menhir de Kergallec. Haute pierre dressée de trois mètres. Le temps semble faire la pause. 
Devant le menhir droit et immuable, je pense à d’autres pierres levées, les Stèles de Victor Segalen. Des poèmes inspirés par ces « monuments restreints à une table de pierre [qui] incrustent dans le ciel de la Chine leurs fronts plats. » Avec elles, le mystère s’invite : « Elles forcent à l’arrêt debout, face à leurs faces. » 
Il a suffi que la lumière se ravive un instant dans la fraîcheur de l’air. Un tremblement qui naît de rien. Je crois apercevoir près du menhir l’ombre de Victor Segalen. Le jeune homme myope, en costume de drap noir impeccable est là devant moi. Il porte la main à sa moustache, silhouette frêle, nerveuse, que l’on dirait sortie d’un roman anglais. 
Depuis longtemps, je l’ai suivi dans ses poèmes. Partir comme médecin de marine, comme explorateur au cœur de la Chine, comme écrivain, c’est chez lui la même évidence tendue, frémissante. S’en aller ailleurs pour cheminer en quête de soi, c’est sa manie de l’âme. 
Dans ses textes, je sens, je touche les choses, la boue des sandales, les dalles de pierre qu’on caresse de ses pieds nus, les nœuds du bâton de marche. Loin du pittoresque, loin de l’exotisme des voyages. Il utilise les cailloux du réel. Pour ouvrir aux profondeurs de l’imaginaire.
« Tibet, tu te mugis d’une haleine ».
Dans sa poésie, je suis le rythme lent d’une respiration de marcheur. Un rythme dicté par le timbre austère et dépouillé d’un homme qui pose un regard autre sur le monde. 
« Repose-toi du son dans le silence et du silence daigne revenir au son ». 
Dans le tissage serré et concis de ses vers, une passion froide et brûlante explose. Ce pays enveloppé de mystère, qui a enfanté la « Cité interdite » l’attire. Mais son expérience est trop intérieure, l’homme trop énigmatique. S’il prend la route de la lointaine Chine, c’est pour aller au plus obscur, voir clair en lui-même. 
Il a filé à vélo depuis Brest, à fleur de chemins et de dunes. Le temps d’une visite sur la côte pour voir ses enfants en ce mois de septembre 1918. Derrière lui, il laisse l’hôpital maritime où la grippe espagnole prend le relais des tranchées pour cisailler les vies des soldats blessés. Sur le visage fin et distingué, aux lunettes cerclées, je sens l’énergie qui déserte. Une hémorragie lente de forces. Comment oublier la lumière blanche des salles où s’entassent les mutilés, les visages ravagés des gueules cassées ou les soldats fous au regard vide ? Comment oublier l’épidémie qui fait ses morts par fagots dans l’odeur d’éther et d’agonie ? 
Il y a aussi cette faim d’autre chose qui le tarabuste. Cette impression angoissée de poursuivre un rêve impossible. Ce lointain où il tente de se trouver lui-même, n’est-ce pas un pays où l’on n’arrive jamais ? 

Assis dans l’herbe sur un petit tertre, il sort une bouteille d’encre et un carnet de moleskine. Il s’accorde ce qu’il appelle son « heure bénédictine ». Il dessine la pierre dressée. Son regard ardent scrute longuement cette borne sans inscriptions ni symboles. Est-il en train d’imaginer son grand poème « Tibet » ? Ou peut-être ces Immémoriaux bretons qu’il a en tête d’écrire sur son pays natal ? À moins qu’il n’ait une pensée pour cet ami, double de lui-même qu’il appelle « Toussaint de Bretagne et du Litang » ? 
La minute est miraculeusement suspendue. 
Le vent de la Côte des sables franchit les continents, se mêle aux souffles de la lointaine Asie. Il me semble voir Segalen griffonner nerveusement quelque chose sur son carnet. Déchiffre-t-il l’invisible calligraphie du temps sur le granit ? 
Qu’est-il en train de me suggérer, celui qui est là, près de moi, arrimé au grand corps du monde ? 
Dans l’étourdissement du vent, le face-à-face avec la pierre est face-à-face avec soi. Ces pierres sont-elles chinoises ou armoricaines ? Peu m’importe, au bout du compte. C’est une leçon d’humilité que nous livre leur étrangeté venue du fond des temps. 
Quelque chose ici incline, « oblige », comme si la pierre indiquait le lieu intérieur. 
Comme si l’essentiel était de voir le proche avec les yeux du divers, si cher à Segalen.
Me revient ce qu’il écrit dans Équipée : « Ceci est un rêve de marche, un rêve de route, un sommeil sur deux pieds balancés, ivres de fatigue à la tombée de l’étape. »

Peut-être, sur ce chemin, n’y a-t-il eu qu’un instant rêvé, où s’est invité pour moi le fantôme de Victor Segalen ?

mercredi 1 juin 2016

Exposition Galerie Françoise Livinec Paris

Bang Hai Ja, Souffle d'Or II, 2002, Pigments naturels sur papier, 31,5 x 51,5 cm (détail)
Françoise Livinec présente dans sa galerie parisienne une exposition intitulée
Cent ans de Stèles
Exposition de 6 estampages de stèles réalisés sous la direction de Victor Segalen en Chine avec des oeuvres d’artistes contemporains (Bai Ming, Bang Hai Ja, Jang Kwang Bum, Kim Tae Ho, Loïc Le Groumellec, Matthieu Dorval, Wei Ligang et Yang Xiaojian).
Ces artistes internationaux portent témoignage de la résonance de Victor Segalen dans leurs propres oeuvres.

Exposition du 2 Juin au 30 Juillet 2016
Vernissage le 1er Juin à 17 heures

Galerie Françoise Livinec
29-33, avenue Matignon, 75008 Paris
24 Rue de Penthièvre, 75008 Paris

Daniel Margueron présente son dernier livre (Manifestation annulée en raison de la grève)


Attention : Manifestation annulée en raison de la grève

Daniel Margueron présente son livre intitulé Flots d'encre sur Tahiti avec pour sous-titre "250 ans de littérature francophone en Polynésie française", édité aux éditions des Lettres du Pacifique. Cette présentation aura lieu à la Délégation de la Polynésie française (28, bld Saint-Germain 75005 Paris, Métro Maubert-Mutualité), le jeudi 2 juin à 18 h 30.
Du mythe occidental inventé au XVIIIe siècle par les circumnavigateurs à la littérature autochtone contemporaine, en passant par une abondante littérature exotique et coloniale qui parcourt les XIXe et XXe siècles, Tahiti et les archipels sont déclinés comme un lieu majeur où naît et se diffuse une production littéraire, certes pleine de clichés, mais aussi variée, dynamique et originale.


lundi 16 mai 2016

De Kent au Huelgoat : l'actualité segalénienne en photos


Voici quelques photos fournies par Mathilde Poitazamar, organisatrice de la Journée d'étude qui s'est déroulée à Kent en avril 2016. Je rappelle le programme des communications (par ordre alphabétique des intervenants) :
  • Valérie Buchéli, Pour une lecture intertextuelle de Pensers païens : « l’acte poétique par excellence ! » 
  • Ian Fookes, Victor Segalen et Chantal Spitz : Le poète comme « Hors-la-loi » 
  • Gabriel Hourcade, L’exotisme de Segalen aux confluents de la science-fiction ? 
  • Agneska Kukuryk, L'écriture du pictural et l'écriture picturale - Stèles et Peintures de Victor SegalenSam La Vedrine, ‘Le retour d’un cycle’: Double Readings of Segalen in Kenneth White’s Atopie and Édouard Glissant’s Opacité 
  • Mathilde Poizat-Amar, Du corps médical au corps malade dans l’œuvre de Segalen 
  • Jean-Pol Madou, Segalen et Glissant : le site et le lieu 
  • Jean-Xavier Ridon, Victor Segalen, Écrire sur les traces et la question de l’informe
  • Jiawei Tian, Maison inconnue, cité interdite Une autre lecture de Victor Segalen à travers les récits de Christian Garcin 
  • Angelos Triantafyllou, Velter et Segalen ou l’art d’écrire sur une ligne de fuite
Nous aurons bien sûr des nouvelles d'une éventuelle publication bientôt.
Mathilde Poizat-Amar, Tian Jiawei, Valérie Buchéli
Tian Jiawei, Valérie Buchéli
Jean-Pol Madou, Sam La Vedrine
Sam La Vedrine
Dominique Gournay, Mathilde Poizat-Amar, Gabriel Hourcade
: Dominique Gournay, Gabriel Hourcade, Mathilde Poizat-Amar
Angelos Triantafyllou, Agnieszka Kukuryk
Jean-Xavier Ridon, Angelos Triantafyllou
... et quelques photos de la Rencontre qui s'est tenue au Huelgoat le week-end de l'Ascension (soyez indulgent pour la qualité des photos, prises par mon portable !).

La célèbre forêt

Je reproduis ci-dessous certaines peintures exposées dans l'Ecole des Filles, en lien avec Segalen, faisant partie de l'exposition L'Attrape-feu.

Tout d'abord Jacques Villeglé, qui a mis au point une sorte d'écriture à partir des signes politiques du XXe siècle, écriture dans laquelle il a transcris certains poèmes de Stèles. Quelques explications ici.

Jacques Villeglé, L'Exote, 2014, encre aquarelle sur papier, 55x37,5 cm, Galerie Françoise Livinec

Jacques Villeglé, L'Exote (2), 2014, encre aquarelle sur papier, 55x37,5 cm, Galerie Françoise Livinec

Jacques Villeglé, Ordre de marche, 2014, encre aquarelle sur papier, 76x58 cm, Galerie Françoise Livinec
 Une oeuvre d'Andréas Dettloff, Aartiste allemand installé depuis 27 ans à Tahiti. Visitez son site.
Andréas Dettloff, Segalen, technique mixte, 21 x 18 x 16 cm, Galerie Françoise Livinec

Andréas Dettloff, Segalen (2), technique mixte, 21 x 18 x 16 cm, Galerie Françoise Livinec
 Une peinture, parmi d'autres, de Wei Ligang, qui a déjà remporté le prix Segalen décerné chaque année à l'issue de la Rencontre. Voir sa présentation ici.
Wei Ligang 魏立剛, Rêve de Segalen, 2015, encre et acrylique sur papier de riz, 70 x 70 cm, Galerie Françoise Livinec
 Enfin, le lauréat du prix Segalen 2016, Matthieu Dorval. Voir ici.
Matthieu Dorval, Promontoire, 2016, technique mixte sur toile, 100 x 90 cm, Galerie Françoise Livinec

Matthieu Dorval, Le Génie du lieu, 2016, technique mixte sur toile, 100 x 90 cm, Galerie Françoise Livinec
La remise du prix. L'artiste indienne Parvathi Nayar (à gauche) a aussi bénéficié d'une matntion spéciale.
Parvathi Nayar, Françoise Livinec, Matthieu Dorval et Cécile Maironi Persin




mercredi 9 mars 2016

Segalen à Kent


Le programme de la Journée d'études consacrée à Victor Segalen, qui se tiendra à Canterbury, à l'Université du Kent, le 22 avril 2016 est à présent fixé. La journée aura lieu au Grimond Lecture Theater 3 (GLT3), et se divise en quatre temps :
9:30-11:00 Lectures de Segalen
09:30-10:00 Valérie Buchéli, Pour une lecture intertextuelle de Pensers païens : « l’acte poétique par excellence ! »
10:00-10:30 Jiawei Tia, Maison inconnue, cité interdite Une autre lecture de Victor Segalen à travers les récits de Christian Garcin
10:30-11:00 Ian Fookes, Victor Segalen et Chantal Spitz : Le poète comme « Hors-la-loi »
11:00-11:30 : Pause-café 

11:30-12:30 : Segalen et Glissant
11:30-12:00 Sam La Vedrine, ‘Le retour d’un cycle’: Double Readings of Segalen in Kenneth White’s Atopie and Édouard Glissant’s Opacité
12:00-12:30 Jean-Pol Madou, Segalen et Glissant : le site et le lieu
12:30-14:00 Déjeuner

14:00-15:30 Segalen et la science
14:00-14:30 Gabriel Hourcade, L’exotisme de Segalen aux confluents de la science-fiction ?
14:30-15:00 Colette Camelin, La hantise de l'entropie face à l'exotisme
15:00-15:30 Mathilde Poizat-Amar, Du corps médical au corps malade dans l’œuvre de Segalen
15:30-16:00 Pause-café

16:00-17:30 Traces et fuites
16:00-16:30 Agneska Kukuryk, L'écriture du pictural et l'écriture picturale - Stèles et Peintures de Victor Segalen
16:30-17:00 Jean-Xavier Ridon, Victor Segalen, Écrire sur les traces et la question de l’informe.
17:00- 17:30 Angelos Triantafyllou, Velter et Segalen ou l’art d’écrire sur une ligne de fuite
19:00 Dîner au Dolphin (17 Saint Radigunds Street, Canterbury)

Voici quelques informations utiles pour se rendre et séjourner à Canterbury :
Transport
  • Avion : Il existe des vols peu chers Easyjet ou Ryanair depuis la plupart des grandes villes en France, jusqu’à Londres (aéroport Heathrow, Gatwick, Luton ou Stansted). Il vous suffit ensuite de rejoindre Canterbury par le train.
  • Train : Si vous voyagez par Eurostar il est plus facile de voyager jusqu’à Ashford International, puis de prendre un train jusqu’à Canterbury. Le trajet Ashford-Canterbury dure en moyenne 20 minutes.
Vous trouverez sur la carte du campus ci-jointe qui indique également comment se rendre à Canterbury en voiture. De nombreuses possibilités de parking sont disponibles sur le campus.

Logement
Vous avez la possibilité de loger sur le campus ou en ville.
N'hésitez pas à contacter Mathilde Poizat-Amar, qui est notre hôte pour cette manifestation : Mathilde.poizatamar@gmail.com et +44 7 456 998 068.

mercredi 2 décembre 2015

Journée d'études Jeunes chercheurs à l'Université du Kent




Une Journée d'étude Victor Segalen est organisée en Angleterre, à l'University of Kent, à l'initiative de Mathilde Poizat-Amar. Elle se tiendra le 22 avril 2016.
Voici l'appel à communication :

Opaques, indéfinissables, inachevés, les textes de Victor Segalen ont longtemps rebuté le public pour se cantonner dans les cercles universitaires. Depuis sa mort prématurée au printemps 1919, les critiques s'accordent pourtant à reconnaître l'importance de la pensée du médecin breton dans la formation d'une réflexion moderne sur l'exotisme, sur l'altérité et sur l'écriture de l'ailleurs.

Depuis la fin du XXe siècle, l'oeuvre de l'auteur qui fut à la fois poète, romancier, essayiste, médecin, critique d'art et archéologue s'affirme dans le paysage poétique français. En témoignent la réédition en préparation de ses Oeuvres Complètes sous la direction de Philippe Postel en 18 volumes (Honoré Champion) et la reprise desCahiers Victor Segalen avec un premier numéro paru en 2013 (Le Mythe de la Chine Impériale, Paris, Honoré Champion) puis un second numéro paru en 2015 (Exotisme et altérité, Paris, Honoré Champion). La portée de son œuvre dépasse par ailleurs le champ littéraire pour se placer au centre de réflexions anthropologiques ou, plus récemment, post-coloniales.

Cette journée d'étude invite les jeunes chercheurs à s'interroger sur l'actualité de la recherche segalenienne : comment lire, penser l'oeuvre de Victor Segalen en 2016 ? Les communications pourront approfondir quelques tensions déjà illuminées par la critique et proposer de nouvelles pistes de lecture. Elles pourront se pencher, par exemple, sur les axes suivants (la liste n'est pas exhaustive) :
  • Héritages et postérités de Victor Segalen
  • Divers, distance et exotisme
  • L'Autre, l'Ailleurs et Soi
  • Réel et Imagination
  • Le corps
  • Oeuvre et théorie critique
  • Origines et destinations
  • Poétique du texte

Les propositions de communication de 300 mots devront nous parvenir avant le 15 janvier 2016 à l'adresse suivante : conferencevictorsegalen@gmail.com. Les communications ne devront pas excéder 20 minutes.

Comité Scientifique :
Mathilde Poizat-Amar, University of Kent
Colette Camelin, Université de Poitiers
Philippe Postel, Université de Nantes

lundi 30 mars 2015

Christian Doumet lit Segalen à Nantes


Christian Doumet est reçu par Jean-Claude Pinson jeudi 9 avril à la Maison de la poésie de Nantes. Il lira des extraits de l'oeuvre de Victor Segalen ainsi que sa propre poésie. Voici la présentation de la Maison de la poésie :
Christian Doumet enseigne la littérature française à l'université Paris 8. Il a publié des ouvrages en prose et des poèmes, notamment chez Obsidiane et au Temps qu'il fait. Ses textes charment, à la fois par leur fluidité insaisissable, par la multiplicité des images convoquées, et par la fine précision de la langue. À la manière de Victor Segalen, il maintient l'écart nécessaire entre le mot et l'objet, pour faire poésie. Passionné par l'œuvre de ce poète-voyageur du début du siècle, Christian Doumet instille dans ses propres textes des principes d'écriture propres à Segalen, et à son esthétique du Divers. Par ailleurs, ses essais, flirtant avec une approche philosophique, interrogent la situation actuelle de la poésie, son évolution, le métier de poète : Pour affoler le monstre, puis La poésie au marteau, ont paru tous deux aux éditions Obsidiane, respectivement en 1997 et en 2004.
JEUDI 9 AVRIL, 19h30
Pannonica2, rue des Carmes • 44000 Nantes
Tél : 02 40 69 22 32 • Fax : 02 40 71 99 92
e-mail : contact@maisondelapoesie-nantes.com
Présentation : Jean-Claude Pinson
Tarifs : 3 €/ Abonnés, demandeurs d'emploi : gratuit.

jeudi 26 février 2015

Colloque à l'Ecole des Filles (Huelgoat)


Françoise Livinec organise les 16 et 17 mai (week-end de l'Ascension) un colloque dans la belle Ecole des Filles, tout près de la forêt du Huelgoat, avec pour thème :

Segalen et la médecine

Elle est à la recherche d'intervenants pour des conférences le 16 mai sur :
  • Les Cliniciens ès lettres
  • Le voyage sur la Durance et aux îles
  • Segalen médecin en Chine
Le dimanche sera consacré à une analyse des différences entre la médecine chinoise et occidentale.

Les déplacements des intervenants sont remboursés, leur hôtel et restauration sur place pris en charge et les interventions sont rémunérées sur la base de la charte des auteurs.

Si vous souhaitez participer, ou simplement avoir davantage de renseignements, veuillez contacter Françoise Livinec ou bien à cette adresse.

mercredi 11 février 2015

Cahiers Segalen n° 2



Les Cahiers Victor Segalen viennent de paraître. Ce deuxième numéro, réalisé sous la direction de Colette Camelin, porte sur la période polynésienne. En voici le sommaire : 
  • Marie Dollé, À la mémoire d’Henry Bouillier
  • Colette Camelin, Introduction, L’Exote et ses Autres
I. Les Immémoriaux : « les ailleurs et les autrefois »
  • Éric Waddell, Segalen, Les Immémoriaux et le devenir du peuple Mao’hi, réflexions d’un ethno-géographe
  • Sylvie André, Roman ethnographique, roman nietzschéen ?
  • Dominique Jouve, Segalen au miroir des Autres 
II. L’expérience de l’altérité : autre peuple, autre sexe
  • Jean-Xavier Ridon, Segalen et l’Autre impossible
  • Martine Courtois , « Quand je te connaîtrai toute, je ne t’aimerai plus. » Exotisme et érotisme chez Victor Segalen 
III. L’expérience de l’artiste : avec Gauguin
  • Jean-Paul Morel, Victor Segalen : sa chasse aux « reliques » de Gauguin 
  • Vaiana Giraud, Des écrits de Paul Gauguin au Maître-du-Jouir
  • Gabriel Hourcade, Le Maître-du-Jouir ou la tentation de l’artiste souverain
Références bibliographiques
Notes de lecture
  • Monique Chefdor : Steven Winspur, La poésie du lieu, Segalen, Thoreau, Guillevic, Ponge. 
  • Philippe Postel : Humphreys, Sarah C., Wagner, Rudolf G. (dir.), Modernity's Classics, Series: Transcultural Research — Heidelberg Studies on Asia and Europe in a Global Context, 2013.
  • Muriel Détrie : Louis Laloy et Victor Segalen : à partir de la thèse de Doctorat de Hui-Chen LIAO, Louis Laloy (1874-1944) : ses activités et son influence sur les compositeurs français inspirés par la civilisation chinoise entre 1900 et 1944.

mercredi 26 novembre 2014

Vente de la bibliothèque d'Henry Bouilier


La maison de ventes spécialisée ALDE, en collaboration avec la maison de ventes Artcurial, organise la vente des ouvrages de la bibliothèque d'Henry Bouillier le mardi 9 décembre, à 10 h, au 7, Rond-point des Champs-Elysées, 75008 Paris.
La collection est très riche et contient par exemple des exemplaires de Stèles ou la correspondance avec Emile Mignard. 
Mme Sophie Bouillier commente ainsi le contenu de la bibliothèque de son père : 
La collection de mon père concernant les éditions Segalen est émouvante car elle est l'aboutissement de recherches de toute une vie, avec des Segalen ayant appartenu à Farrère, Gilbert de Voisins, et Claudel par exemple.
Vous pouvez consulter le catalogue sur le site de la maisons Alde ou sur celui d'Artcurial. 
Si vous êtes intéressé, il convient de contacter Me Jérôme Delcamp de la maison de vente Alde.

ALDE
1, rue de Fleurus 75006 PARIS
Tél : + 33 (0)1 45 49 09 24
Facs : + 33 (0)1 45 49 09 30

lundi 29 septembre 2014

Vente à la Galerie Charpentier

Extrait de l'exemplaire de Stèles offert à Jean Lartigue
La Galerie Charpentier à Paris (le bureau de Sotheby en France) met en vente deux lots qui concernent Segalen :
La vente a lieu le mardi 7 octobre à 14 h 30 au 76, rue du Faubourg Saint Honoré à Paris.
Une exposition se tient les vendredi 3 et samedi 4 octobre de 10 h à 18 h, ainsi que le lundi 6 octobre de 10 h à 20 h.
Je remercie Gilbert Voisins de m'avoir fourni cette information.

lundi 16 juin 2014

Miroirs croisés France Chine



Une journée d'études est organisée le 19 juin 2014 à l'Ecole normale supérieure, à l'occasion de la prochaine publication d'un volume intitulé Miroirs croisés Chine-France. L'ouvrage a été co-dirigé par Mmes Béatrice Didier et Meng Hua.

Voici le programme de la journée : 

14h : Ouverture 
  • Pascal Lécroart : Sous le signe de la célébration du cinquantenaire des relations diplomatiques Chine-France. 
  • Catherine Mayaux et Béatrice Didier : Une nouvelle collection : "La Route de la soie". 
  • Meng Hua : Comment est né "Miroirs croisés". 
  • Cécile Planchon : Difficultés et réalisations. 

14h45 : Les relations France-Chine aux XVIIe et XVIIIe siècles 
  • Gérard Lahouati : Les chemins de la Chine. 
  • Meng Hua : Le Confusianisme des philosophes. 
  • Béatrice Didier : Le mythe de la musique chinoise en France au XVIIIe siècle. 

15h15 : Discussion et pause

16h30 : Aux XIXe et XXe siècles 
  • Muriel Détrie : Les relations franco-chinoises au XIXe siècle. 
  • Catherine Mayaux : La France et la Chine au XXe siècle. Le cas de Saint-John Perse. 
  • Philippe Postel : Segalen et la Chine. 

17h45 : Discussion

18h : Clôture et projets

Adresse :
ENS
45 rue d'Ulm
Salon (rez-de-chaussée)